Le Bando (l’art martial)

L’origine des arts martiaux au Myanmar ex Birmanie daterait de plusieurs millénaires.  Le Myanmar grand pays est situé entre l’Inde et la Chine. Les nombreux conflits qui ont émaillées la riche histoire de l’Asie du Sud-Est ont provoqué d’innombrables fluctuations des limites territoriales. Tour à tour les différents royaumes passés ont influencé  leurs voisins que se soient dans la culture comme dans les arts martiaux.

Le Bando est un art martial venu du Myanmar. Quand on parle d’arts martiaux du Myanmar  nous devrions plutôt utiliser Thaing (littéralement se défendre en Birman). Il est question d’un art polymorphe comprenant une partie main nue : le Bando ainsi qu’une partie avec l’utilisation d’armes (sabre, lance, bâton) : le Banshay.

En occident le terme Bando, même s’il se traduit par se défendre à main nue, sans doute plus simple à prononcer a été souvent utilisé pour désigner l’ensemble des pratiques du Myanmar. Dans la pratique sportive en compétition en occident on distingue plusieurs disciplines :

–          Les formes martiales appelé « aka » en birman à main nue ou avec des armes,

–          La boxe plein contact la fameuse boxe birmane ou Myanmar Lethwei, qui est une version occidentalisée de la rude pratique du Myanmar,

–          La boxe light contact ou « Bando contrôlé »

–          La lutte birmane « le Naban »

–          Les compétitions de sabre contact « Dha ».

Les arts martiaux du Myanmar ont été introduits en occident au début des années 60. Pour l’Europe par le grand maitre Sayagyi U Hla Win en Angleterre et par le Dr Maung Gyi aux USA. C’est un américain maitre Jonathan Collins qui les a introduits en France en 1986. Le grand maître pour l’Europe est le grand maitre Sayagyi U Hla Win. La fédération mondiale se nomme : International Thaing Bando Association, son siège est à Lausanne en Suisse.

Forme Martiale Bando (1)

Le Lethwei (la boxe birmane)

La boxe plein contact la fameuse boxe birmane ou Myanmar Lethwei date de plus de mille an. Au Myanmar c’est une boxe très dure ou les protagonistes s’affrontent pour 5 rounds sans protection ni gant. Neuf armes sont utilisées : les 2 pieds, les 2 genoux, les 2 poings, les 2 coudes et les coups de tête. Pour gagner il faut mettre son adversaire ko. Sinon match nul est déclaré. Pour les birmans le respect de l’adversaire est sacré. En occident et notamment en France une version plus respectueuse des athlètes est utilisée.  La pratique se fait avec des protections comme les autres boxes et coup de tête sont interdits. C’est un combat qui se passe exclusivement debout mais où toute forme de percussion et de projection y est autorisée. Traditionnellement le combat se déroule avec une musique à base de percussion qui suit le rythme et l’engagement physique des deux protagonistes. Le combat est précédé du « Lethwei Yet » qui est la danse traditionnelle. Elle est exécutée avant le combat, et également à la fin du combat par le vainqueur.

Lethwei Plein Contact (2)

Le Naban

Littéralement lutte birmane, le Naban  est un art de combat du IIIe siècle ; il s’est transformé aujourd’hui en lutte sportive au corps à corps. Certaines ethnies du Myanmar en ont fait leur sport populaire, c’est le cas des Arakanais. Cette pratique martiale appartient depuis le Xe siècle à un ensemble appelé Thaing.

La lutte birmane (Naban) permet, quant à elle, une approche complète du travail au sol et du corps à corps, avec l’apprentissage des techniques de projection, de contrôle (immobilisations) et de soumission (clés, strangulations, points de pression, écrasements, pincements, écartèlements, etc.). C’est une activité très physique, qui constitue la continuation logique du combat à mi-distance.

Le Naban existe en deux formes de compétition avec des rencontres :

–          aux points, que l’on appelle « Naban contrôlé » où il est question de placer le plus de technique possible sans pour autant soumettre sont adversaire.

–          Et le « Naban soumission ».

Naban (2)
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