Le Muaythaï remonte environ au XVe siècle. Sport de combat profondément enraciné dans la culture thaïlandaise, le Muaythaï, « boxe du peuple », dérive notamment dans ce qu’on appelle en Occident le Muay-Boran (boxe traditionnelle) et du Krabi-Krabong (pratique avec les armes). Parmi les autres boxes du Sud-Est asiatique (boxe birmane, boxe khmère, boxe vietnamienne, bokator, etc…), elle est la plus populaire.

Discipline pieds-poings, le Muaythaï voit les adversaires associer des techniques de coups de pied, de coude et de genou proches du karaté, avec les coups de poing de la Boxe Anglaise. En plus des frappes, il autorise les saisies et projections au sol proches de celles du judo. Les coups peuvent être portés sur l’ensemble du corps (figure, buste et jambes).

Les matchs se déroulent sur cinq reprises de trois minutes séparées de deux minutes de repos. Cette règle vaut pour la Thaïlande, connait parfois des exceptions à 1min. 30 en Europe et varie en France en fonction de la « classe » du boxeur (de A, 20 ans et plus, à D).

Les points sont attribués selon des critères prenant en compte la technique : précision, précision, puissance et dommage engendré par chaque coup, l’habileté défensive, la combativité et l’habileté à l’attaque. Le juge attribue ses notes par round selon 4 approches : égalité (10 points à chacun des deux protagonistes), léger avantage (10 pts / 9), avantage net (10 pts / 8), avantage écrasant (10 pts / 7).